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J-F Nivet : L’été sous les collines

couv NIVETFreddy a la quarantaine un peu perdue entre des femmes dont le prénom commence par M. et la lecture, les livres, les écrivains. Dans la région de l’Aube où il vit et où il est chroniqueur littéraire et sportif pour un hebdomadaire indépendant, Le Voltaire, il se passe des choses inquiétantes, des meurtres dans les collines chauffées par l’été. Mais ce tumulte reste en arrière-plan. Ce qui compte pour l’heure, c’est le départ imminent de Mélanie pour les Etats-Unis et pour un autre que lui…

Découpé en courts chapitres, traversé par les thèmes de l’amour des femmes, l’amour de la littérature, l’amitié, le jazz, l’observation de la banalité quotidienne, mais aussi le roman noir, la perte et les ratages de la vie et ses drames, ce récit est d’un rythme et d’une tonalité jazzy qui distille sa singulière musique entre Simenon, Pavese et Carver.


Jean-François Nivet
s’intéresse à la littérature du XIXe siècle, publie la biographie et la correspondance d’Octave Mirbeau, édite  Balzac,  Barbey  d’Aurevilly,  Vallès,  Geffroy, Louis Desprez. Il est l’auteur de nombreuses chroniques et portraits d’écrivains. Il écrit aussi des nouvelles et récits.

L’été sous les collines : isbn 978-2-915766-01-1

132 pages, 12 €

 

disponible en boutique

 

 

A propos de : L’été sous les collines  de Jean-François Nivet.

L’été est une saison de littérature comme l’automne est une saison littéraire. En été, les écrivains ont plus de chance de saisir les mouvements ralentis de leurs personnages. Durant ces temps, plus longs où les héros, protagonistes et narrateurs, assis derrière leurs volets clos, se retrouvent seuls face à des interrogations plus aisés à capturer par le chasseur à plume. Et les lumières du jour sont violentes et celles du soir persistantes. C’est dans ce climat parfait que nous accompagnons ce narrateur très proustien, omni présent mais discret, qui se dévoile peu mais dont les autres personnages nous disent l’essentiel.

Jean-François Nivet compose avec une précision légère et souriante, un roman dont il nous livre tous les ingrédients avec une probité de gentilhomme. L’été qui joue son rôle de révélateur, des femmes, jeunes et moins jeunes, aimées ou qui le furent et le seront toujours, aimantes ou passantes qui blessent, des femmes qui ont des choses à dire ou à redire et que le narrateur écoute plus qu’il ne leur répond. Il y a aussi ces belles recensions qui jalonnent le récit comme autant de chansons. Des livres, des personnages qui sont autant de repères, de miroirs, de clés, d’échos aux mystères. Quelques ballades dans les nuits de l’été, du vin blanc et des pizzas végétariennes. Enfin, si loin et si proches quelques monstruosités de la nature ou du destin qui s’approchent et qui frappent. Une folie de l’un et du tout nous rappellera que nos promenades, même l’été, même après un verre de vin, une main dans une main amie, même avec le souvenir d’un livre à l’esprit, toutes nos promenades se font au bord du gouffre.

Marc Lasuy

le paresseux ?
entretien avec Marc Lasuy en septembre 2015 sur radio RCF
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